L'incontinence urinaire

L'incontinence urinaire toucherait selon certaines études plus de 200 millions de personnes dans le monde. Une grande partie des personnes qui en sont atteintes préfèrent éviter les contacts sociaux afin de ne pas avoir à affronter de situations embarrassantes (fuites, odeurs, tâches...).
Beaucoup, par honte, n'osent pas en parler, même à leur médecin, et préfèrent diminuer leur consommation de boissons pour réduire leur risque de fuite. C'est une grave erreur car cela entraîne au contraire des infections urinaires irritant la vessie, ce qui ne fait qu'amplifier le phénomène.

Notre dossier vise à vous informer pour vous faire mieux comprendre les mécanismes de l'incontinence urinaire, ses causes et à trouver des solutions adaptées afin de conserver confort et qualité de vie.

 

L'incontinence urinaire - ses causes et solutions



Le fonctionnement du système urinaire est relativement simple: l'urine est créée dans les reins, puisse dirige vers la vessie via des canaux appelés uretères. La vessie constitue ainsi le réservoir de l'urine, et le muscle qui en contrôle l'ouverture et la fermeture selon notre volonté est le sphincter. L'incontinence urinaire survient lors d'un dysfonctionnement du sphincter. L'urine peut alors fuir involontairement ou spontanément (lors d'un éternuement, d'une toux ou d'un effort quelconque par exemple).

 

On distingue plusieurs types d'incontinence urinaire :

 

1. L'incontinence urinaire d'effort :


Elle se caractérise par la survenance de fuites urinaires lors d'un effort physique au cours duquel la pression abdominale augmente brusquement, se répercutant sur la vessie, si bien que la pression de la vessie devient supérieure à celle du sphincter, qui cède alors et laisse couler l'urine.
Ce type d'incontinence est dû à une faiblesse des muscles du plancher pelvien et/ou du sphincter.

Les causes de cet affaiblissement sont multiples : grossesse, accouchement, ménopause, interventions chirurgicales du bassin telles que l'hystérectomie (ablation de l’utérus) ou la prostatectomie (ablation de la prostate) peuvent en être à l'origine.

Que faire ? :

Si l’incontinence d’effort est légère, la rééducation périnéale est un bon traitement. Il s’agit d’exercices durant lesquels il faut contracter les muscles du plancher pelvien dans le but de les renforcer. Cela contribue à un meilleur support de la vessie et peut ainsi guérir votre incontinence urinaire d’effort.

Il existe différents moyens de procéder à la rééducation périnéale : ici, les techniques de l’électrostimulation ou du biofeedback seront adaptées.
Nous vous recommandons les produits suivants : le stimulateur Urostim 2 pour l’électrostimulation, le Biofeedback de pression stabilizer et une sonde de rééducation périnéale.

Une intervention chirurgicale ne sera envisagée que si toutes les autres solutions s’avèrent inefficaces.

2. L'incontinence urinaire par impériosité :


Aussi appelée incontinence par "instabilité vésicale"



Elle correspond à un besoin urgent d'uriner à cause de contractions anarchiques des muscles vésicaux, s'accompagnant d'une augmentation de la pression dans la vessie. Lorsque cette dernière dépasse la pression du sphincter, il ne retient plus l'urine qui s'échappe alors. On peut également parler d'hyperexcitabilité ou hyperactivité de la vessie. D'autre part, elle est souvent accompagnée d'infections des voies urinaires.

Cependant les causes ne sont pas toujours musculaires, comme on vient de le voir : chez l'homme il peut s'agir d'une augmentation du volume de la prostate.

Dans d'autres cas cela peut être dûe à des troubles neurologiques (le cerveau ne pourra plus contrôler le sphincter) telles que la sclérose en plaques, la neuropathie diabétique ou les suites d’un AVC. Pour les patients présentant un trouble neurologique, on parle d’incontinence réflexe, ou neurogène. Celle-ci est dûe à une mauvaise transmission nerveuse (que ce soit depuis les nerfs périphériques, la moelle ou le cerveau).
Cette forme d'incontinence est moins répandue que la première; en revanche, on observe souvent (presque 40% des cas d'incontinence féminine) des cas d'incontinence mixte (qui combinent ces deux types d'incontinence).

Que faire ? :

Il existe plusieurs moyens de la soigner, l’objectif étant de renforcer la sensibilité de la région périnéale afin de mieux en contrôler le fonctionnement :

La kinésithérapie pour renforcer les muscles du plancher pelvien afin de bloquer les contractions vésicales anarchiques, ou électrostimulation, ou stimulation musculaire électrique, pour supprimer les contractions anarchiques).

La neuromodulation , nouvelle technique qui a fait ses preuves, elle consiste en une stimulation des nerfs grâce à de faibles impulsions électriques afin de contrôler la vessie.

Nous vous recommandons le stimulateur Urostim 2 et une sonde de rééducation périnéale.

3. L'incontinence urinaire par regorgement :


Elle se traduit par un obstacle à l'écoulement de l'urine, qui empêche la vessie de se vider entièrement. Lorsque le volume d'urine stockée dépasse les capacités vésicales, l'urine déborde et se déverse dans l'urètre. Ainsi, ce type d'incontinence est marqué par des envies d'uriner à répétitions.

Que faire ? :

Souvent dûe à un cancer de la prostate ou de l'utérus, elle peut être soignée grâce à certains médicaments ou à une intervention chirurgicale. Un spécialiste vous aidera à trouver la solution.

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